09/10/2005

 Drabble PoT

Une semaine sans bloguer, ça commence à faire long...
J'ai pas grand chose à raconter alors je poste un petit drabble écrit pendant une nuit...
Je vous préviens, c'est loin d'être joyeux...
 
Cadeau pour [info]rikem s'il le veut... >.>

Titre : Perdu
Thème : "Lost"
Genre : Bizarre, Triste...
Fandom : Prince of Tennis, Akutagawa Jiroh

Il marchait seul dans ces ruelles que l’on pouvait qualifiées de mal famées.
Sans but, à part celui de marcher, il avançait tranquillement au milieu de ces immeubles surdimensionnés, son regard perdu dans un lointain que seul son esprit pouvait appréhender.
Il ne savait plus comment il s’était retrouvé ici, ni même où ses pas pouvaient bien l’emmener, et, en vérité, il s’en fichait comme de sa première tétine.
Il rêvait éveillé, pour changer de tous ces moments où il s’endormait pour le faire.
Il avait décidé de ne pas dormir aujourd’hui, pour voir ce que cela donnerait.
Et cela l’avait perdu.
Car son esprit, privé de son sommeil libérateur, n’avait pas pour autant décidé de stopper ses rêves et avait mobilisé son corps pour lui faire vivre ce qu’il imaginait.
C’est pourquoi il marchait. Libre de toutes contraintes terrestre, dans son monde intérieur.
Il marchait sans faire attention à ce qui l’entourait, sans regarder où le menait ses pas, sans même se rendre compte qu’il le faisait.
Il rêvait qu’il rêvait, tranquillement installé sur un banc du collège, sa bave gouttant peu à peu sur sa table de cours, comme d’habitude. Il rêvait de sa vie normale, se rendant presque compte qu’il n’avait rien à y changer, qu’elle lui convenait parfaitement.
Et pourtant il ne le savait pas avant, il avait essayé de la changer, même si ce n’était que pour une journée, pour un instant qu’il pensait éphémère.
Mais le moindre changement peut gâcher une vie si bien rodée.
Mais il ne se rendit pas compte qu’il s’était perdu en testant son corps et son esprit, pas même quand ses pas le conduirent au bord de ce ravin.
Pas même quand ils le menèrent dans le vide et que son corps vola un instant avant de rebondir lourdement contre les roches de la pente raide.
Pas même quand, enfin arrivé en bas, sa course fut stoppée par une pierre plus large que les autres où il s’écrasa, ses membres brisés, ses veines ouvertes, son crâne fracturé.
Déjà loin de son corps, son esprit ne s’arrêta pourtant pas de rêver.
De cette vie tranquille, passée à dormir, la tête posée sur des genoux familiers ou une surface plus dure.
De cette vie si remplie de sommeil entrecoupé de matchs donnant un peu du piment que ses rêves ne lui apportaient pas assez.
De cette vie qui le quittait peu à peu à mesure que son sang s’écoulait hors de son corps…
Mais il ne cessa pas de rêver, même perdu au plus lointain de lui.
Et il ne cesserait jamais de le faire.

Fin.


21:14 Écrit par Babel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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